Aloha,

DU RÉGALIEN

Résidu de royauté dans les actes de nos politiciens qui se piquent pourtant de républicanisme et de démocratie. Du latin « regalis », qui signifie « royal », cet adjectif démontre parfaitement que nos soi-disant démocraties républicaines ne sont rien d’autre que les héritières des monarchies absolutistes d’antan. « Régalien » définit ce qui est attaché à la souveraineté d’un chef d’état, ou de la puissance gouvernante. Et, en l’occurrence, un président de la république se situe bien au même niveau qu’un roi, un empereur, ou un vulgaire dictateur. Parfaitement explicite. En république, un droit régalien n’est rien d’autre qu’une survivance d’une ancienne prérogative royale. Pour ceux qui douteraient encore qu’une démocratie n’est finalement qu’une dictature qui se donne des apparences de respectabilité, les exemples foisonnent d’actes parfaitement arbitraires de la part de ses dirigeants. Voilà plusieurs mois que nous nous en rendons compte au quotidien, depuis que, sous couvert de crise sanitaire (dont il y aurait beaucoup à dire quant à la prétendue « dangerosité »), notre maréchal Macron s’est comporté ni plus ni moins comme un parfait petit autocrate en pondant oukase sur oukase, tous bafouant nos libertés les plus fondamentales. Entre confinements et couvre-feux, entre port du masque et mise à l’arrêt de l’activité économique, ce sont bien des décisions parfaitement autoritaires que Macron a prises, sans aucun débat « démocratique », ramenant la France 80 ans en arrière, quand Pétain et le régime de Vichy, inféodés à Hitler, avaient pareillement mis sous cloche le pays entier. Quand une poignée de salopards se plaisent à imposer leur autorité à leurs congénères, on sait où ça mène d’habitude, des Jules César, des Napoléon Ier, des Staline l’avaient bien compris. Et quand les dits congénères se laissent marcher sur la gueule sans réagir, c’est du nanan pour ces connards qui n’ont plus que ça pour bander et pouvoir sauter bobonne. Et honnêtement, pour baiser sa greluche de Brigitte, c’était sûrement le dernier recours de Manu, sinon, je ne vois pas comment il aurait pu faire.

A l’origine, le droit régalien est bien le pouvoir exclusif du seigneur que personne d’autre n’a le droit d’exercer sur son territoire. Aujourd’hui, c’est bien de ça dont il s’agit. Macron et sa clique de collabos d’un côté, qui décident, la vile populace de l’autre, qui subit, et qui ne songe même pas à se révolter. Mais, après tout, que peut-on attendre d’autre des descendants d’une France bien peu résistante, dans l’ensemble, lors de l’Occupation ? Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’y a pas vraiment de quoi s’étonner de l’apathie d’une population de veaux (comme l’avait qualifiée le général de Gaulle, qui s’y connaissait lui aussi en matière de despotisme).

Pourtant, dans un état, les fonctions régaliennes sont plus ou moins bien définies. Elles concernent la sécurité extérieure, via la diplomatie et la défense du territoire, la sécurité intérieure, via la maintien de l’ordre public, le droit et la justice, la souveraineté monétaire, via le droit de battre monnaie, la souveraineté budgétaire, via l’impôt et la gestion des finances publiques. Là, on voit ce qu’il en est de la sécurité intérieure, du droit et de la justice, qui font d’un citoyen lambda qui a le malheur d’avoir oublié de remplir son « ausweis » (pardon son « attestation de déplacement dérogatoire »), un dangereux délinquant, voire même, selon les propres mots d’un préfet quelconque, un meurtrier en puissance puisqu’il va immanquablement contaminer ses contemporains, comme si un vulgaire bout de papier pouvait empêcher la propagation d’un virus, par définition hautement volatile. C’est là qu’on regrette que le ridicule, de nos jours, ne tue plus, on aurait rapidement été débarrassés de ce ramassis de parasites (souvenez-vous, ils prélèvent l’impôt, surtout à leur profit).

Ce qui nous amène à évoquer un Régalien célèbre, dont le portrait correspond bien à nos dirigeants actuels, Macron en tête. Avant toute chose, notons déjà que Macron porte le même nom qu’un traître et un meurtrier célèbre, comme quoi, quand on est prédestiné… Ce Macron en question, Quintus Naevius Cordus Sutorius Macro de son nom complet, était préfet du Prétoire (le commandant de la garde Prétorienne, la garde personnelle de l’empereur) sous Tibère, au Ier siècle de notre ère. Passé au service de Caius Julius Caesar Augustus Germanicus, le futur Caligula, il est plus que probable que Macron a assassiné Tibère en 37, en l’étouffant, histoire de ne pas laisser de trace, comme la police actuelle. Quant à Régalien (ou Regillien), Publius Caius (ou Cassius) Regalianus pour l’état-civil, c’est un usurpateur qui a pris le pouvoir, en 260, en Pannonie et en Mésie (à la louche du côté de la Hongrie et la Serbie actuelles), après la capture de l’empereur Valérien par les Perses. Malgré la brièveté de son « règne », quelques mois seulement, alors qu’était intronisé l’empereur Gallien, Regalien a eu le temps de faire frapper des monnaies à son effigie, et à celle de son épouse. Un « règne » qui a pris fin brutalement, soit que Regalien ait été tué par ses propres troupes (qui l’avaient pourtant reconnu empereur), qui craignaient les représailles de Gallien, soit qu’il ait été tué en combattant l’invasion des Roxolans, des cavaliers nomades des steppes, descendants des Sarmates, vaincus par Regalien peu auparavant, et apparentés aux Alains. Ils disparaîtront des écrans radar de l’histoire un peu plus d’un siècle plus tard, probablement dissous dans la grande mouvance des Huns.

Bref, on le voit, le terme « régalien », qu’il s’agisse de l’adjectif ou du nom propre, a de sérieux relents malsains, qui le rattachent au totalitarisme le plus achevé. Pas vraiment de quoi se réjouir.

A bientôt pour la suite de nos aventures (toujours masquées et confinées, ne rêvons pas), et comme dirait Arnold, hasta la vista.

Léo 442